La démission de Boris Elstine mettra-t-elle fin à la longue période de désastre économique et financier qui, sur fond de criminalisation généralisée, a considérablement accru les souffrances et les humiliations du peuple russe ?

Il faut l’espérer. Le prestige de Vladimir Poutine, du à la victoire de l’armée fédérale en Tchétchénie, devrait permettre au président par intérim de remporter l’élection présidentielle et de travailler efficacement au salut de la Russie.

Comment ? En prenant le contre-pied des recettes ultralibérales qui consistaient à créer une économie de marché et à restaurer les finances sans que la question politique soit préalablement résolue. Notre souhait est que l’on commence par le commencement : créer un Etat de droit, organiser le redressement industriel du pays, faire participer le peuple à cet immense effort, donc rétablir la sécurité individuelle et poser les conditions de la justice sociale.

A tous égards, il importe que la France apporte une contribution majeure à la renaissance russe. Elle le peut et elle le doit.

 

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Article publié dans le numéro 741 de « Royaliste » – 10 janvier 2000