La police vient prendre deux enfants (trois et six ans) dans leur école maternelle afin qu’ils soient expulsés avec leur mère. D’autres enfants sont placés en garde à vue avec leurs parents avant expulsion tandis que d’autres petits étrangers sont cachés par des groupes de citoyens.

Ces violences provoquent un tel scandale que le ministre de l’Intérieur décide de reculer. On rapatrie une famille illégalement expulsée. On décide de régulariser certains parents et de laisser certains enfants faire leur scolarité. Dans le même temps, on vote une loi qui augmentera le nombre d’étrangers contraints de demeurer dans l’illégalité.

C’est dire qu’il n’y a pas de politique de l’immigration. Le gouvernement dispose d’un stock d’otages – parents et enfants en situation irrégulière. Selon les réactions supposées de l’opinion, il libère quelques otages ou en crée de nouveaux.

C’est ainsi qu’on « cible » les clientèles électorales, au mépris de la simple humanité. Pour en finir avec ce cynisme, il faudra inscrire le droit du sol, juridiquement établi dès le 16ème siècle, dans la Constitution.

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Article publié dans le numéro 885 de « Royaliste » – 2006