Petite pluie de sondages sur le futur référendum. Vous voulez la tendance ? En gros, 65% des Français se prononcent pour le Oui et 35% pour le Non.

Attention ! Partisans du traité, ne vendez pas la peau de l’ours de manière prématurée ! Adversaires d’icelui, ne vous laissez pas gagner par la panique ! N’oubliez pas que, parmi les personnes interrogées, 40% ne se prononcent pas. Ce qui signifie que les sondeurs ne savent pas du tout ce qui va se passer.

Cette incertitude vaut pour tous les sondages politiques : en France et ailleurs, la moitié des sondés refusent de répondre aux enquêteurs et les pourcentages d’opinions positives ou négatives sont calculés sur des échantillons qui se réduisent comme peau de chagrin.

Pour continuer à vivre, les instituts de sondages doivent réduire ces zones d’ombre peuplées de citoyens qui ont une opinion hostile sur les enquêtes d’opinion.

Afin de réduire ces rebelles, les Américains du Nord récompensent en bel et bon argent ceux qui acceptent de répondre. Ils utilisent aussi diverses techniques de manipulation psychique.

Appâts et conditionnement : ainsi va la « démocratie d’opinion ».

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Article publié dans le numéro 853 de « Royaliste » – 2005