Prix Nobel d’économie en 2001, ancien vice-président de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz accuse le FMI de faire les « mêmes erreurs » qu’au moment de la crise asiatique de 1997. « Quand le Fonds monétaire international prête comme actuellement de l’argent au Pakistan, à l’Islande, à l’Ukraine, il leur impose des taux d’intérêt élevés et une politique monétaire restrictive ». Conséquences : les économies de ces pays, fortement ébranlées par la crise, vont devenir encore plus fragiles, l’endettement public va augmenter et les peuples seront encore plus pauvres.

Qui est le responsable direct de cette politique aveugle et criminelle ? Dominique Strauss-Kahn en personne, directeur du FMI, qui ose s’affirmer socialiste et qui semble vouloir se présenter sous les couleurs de la gauche à la prochaine présidentielle.

Nous commencerions à prendre l’actuelle direction socialiste au sérieux si elle excluait ce commis de l’ultralibéralisme. D’une manière générale, l’affaire Kouchner montre que la gauche a tout avantage a voir partir, d’une manière ou d’une autre, les plus compromettantes de ses vieilles vedettes.

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Article publié dans le numéro 941 de « Royaliste » – 2013