On parle à tort et à travers de la social-démocratie et du social-libéralisme sans se soucier des définitions. La social-démocratie, c’est un socialisme démocratique qui inclut le dirigisme, la planification souple, un vaste secteur nationalisé, une forte protection sociale et la coopération conflictuelle des syndicats. C’est le modèle qui a inspiré de manière plus ou moins cohérente et accomplie la France entre 1945 et 1983. C’est ce modèle que le Parti socialiste et la droite ont entrepris de détruire après le « tournant de la rigueur ».

Le social-libéralisme est un concept bricolé par les conseillers de Tony Blair et de Gerhard Schröder pour faire avaler aux électeurs le programme du capitalisme financier qui implique chômage et pauvreté de masse.

De même, les prétendus socialistes qui se réfèrent au social-libéralisme acceptent l’austérité, les cadeaux aux patrons sous la forme de la politique de l’offre, la spéculation sans frein et la déflation salariale par l’euro. Le hollandisme n’est qu’une variante de l’ultralibéralisme, qui se distingue en assurant la promotion du sociétal.

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Article publié dans « Royaliste » – 2014