Ils travaillent par milliers pour Adidas et Nike. Ils sont frappés par des licenciements et des réductions de salaire. Ils se mettent en grève. La police intervient et de nombreux travailleurs sont blessés. Cela s’est passé en Chine, le 17 novembre, dans la province de Guangdong.

C’est une révolte parmi beaucoup d’autres, toujours pour les mêmes motifs : licenciements, bas salaires, conditions de travail insupportables.

C’est une révolte qui nous touche directement. Des firmes occidentales privent de travail d’innombrables salariés en Europe et aux Etats-Unis. Elles accumulent des profits sur le dos des travailleurs chinois et laissent à la police et à l’armée le soin de mater ceux qui se révoltent. Les firmes capitalistes considèrent donc le Parti communiste chinois comme un allié précieux. Le paradoxe n’incommode pas les représentants de la droite et du patronat français liés à Pékin. Ils tenaient Tien An Men pour négligeable. Ils accepteront d’autres massacres, estimant qu’ils sont trop lointains pour susciter ici des solidarités actives.

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Article publié dans le numéro 1001 de « Royaliste » – 2011