La presse quotidienne française va mal. Très mal : trois quotidiens nationaux sont actuellement en crise ouverte.

La rédaction du Figaro veut défendre son indépendance face aux visées  « militantes » de Serge Dassault.

Le Monde annonce un plan de départs « volontaires » qui touchera 100 salariés sur 730 : malgré la présence d’Alain Minc, génie du capitalisme mondialisé, l’endettement du groupe Le Monde est passé de 53 millions d’euros en 2001 à 110 millions en 2003.

La direction du Parisien annonce elle aussi une réduction de son personnel. Dans tous les cas, ce sont les salariés qui paient les foucades ou les erreurs de leurs patrons.

Comme dans les autres entreprises du meilleur des mondes libéral, la direction utilise la seule « variable d’ajustement » qu’elle connaisse : la compression maximale des salariés.

Bien entendu, ces purges violentes sont suicidaires : un personnel réduit en nombre, sous payé et surexploité ne peut maintenir la qualité sur laquelle un journal est jugé. La presse quotidienne continuera à perdre des lecteurs et à creuser ses déficits. Quel gâchis !

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Article publié dans le numéro 844 de « Royaliste » – 2004