Le Premier ministre a annoncé qu’un référendum aurait lieu de 6 juillet en Corse. Cette consultation doit être récusée dans son principe.

Il ne s’agit pas de se prononcer sur la suppression des deux départements de l’île et sur la création d’une Assemblée territoriale, mais contre cette « République décentralisée » qui introduit dans notre Constitution un principe de contradiction et qui soumet l’unité nationale à une logique de destruction.

Fidèles à la Déclaration de 1789, œuvre des monarchiens et des monarchistes constitutionnels, nous affirmons, contre tout référendum local, que « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément ».

Fidèles à la Constitution gaullienne, nous affirmons que « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ».

Non au démembrement de la nation.

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Article publié dans le numéro 815 de « Royaliste » – 2003