Le 14 novembre à Nice, le supposé président dénonce devant Dimitri Medvedev le bouclier antimissiles que les Américains veulent installer sur les territoires tchèques et polonais : « ces menaces de bouclier, ça ne sert à rien », dit-il avant de proposer le gel des projets russe et américain et la tenue d’une conférence paneuropéenne sur la sécurité.

Le 15 novembre à Washington, le même personnage justifie ce bouclier en le présentant comme «complément contre la menace de missiles venus d’ailleurs, d’Iran par exemple ». Le président polonais s’est permis de renvoyer Nicolas Sarkozy dans ses cordes et Vaclav Havel l’a insulté en évoquant les accords de Munich tandis que la presse internationale s’empressait de moquer la girouette française.

Les amis et les adversaires de la France doivent savoir que ces dépêches ont provoqué chez beaucoup de Français un violent sentiment d’humiliation. Ils doivent savoir que beaucoup de Français sont solidaires des populations et des élus tchèques et polonais qui refusent le bouclier américain. L’histoire n’est pas terminée. Les Américains seront rejetés. Les comptes seront réglés.

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Article publié dans le numéro 936 de « Royaliste » – 2008