A Aix-la-Chapelle, le 1er mai, Angela Merkel a reçu le Prix Charlemagne 2008 qui récompense chaque année une personnalité pour l’action qu’elle a menée en faveur de la construction européenne.

A cette occasion Nicolas Sarkozy a rendu à la chancelière allemande un hommage aussi vibrant que pitoyable.

Tout à ses propos vulgaires, le supposé président ne s’est pas aperçu que le prix récompensait la personnalité qui avait ressuscité le défunt « traité constitutionnel » sous la forme du traité de Lisbonne. Lors de cette opération,  Nicolas Sarkozy a cherché à se donner le beau rôle alors qu’il a nous a menti deux fois :

En se posant comme principal artisan du traité ;

En présentant comme « nouveau » et « simplifié » un texte complexe et essentiellement fidèle à la prétendue « constitution ».

La chancelière allemande a reçu avec une satisfaction évidente l’hommage de son comparse et complice. Nous le saurions le lui reprocher. Mais nous enrageons de voir Nicolas Sarkozy nous mentir et se mentir à lui-même, s’humilier et nous humilier. L’homme plie devant  la force parce qu’il admire les forts. C’est en cela qu’il fait peur.

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Article publié dans le numéro 926 de « Royaliste » – 2008