Nous savons que l’industrie du spectacle sportif assure à ses organisateurs et à ses vedettes de confortables revenus.

Toute peine mérite salaire ? Certes. Mais la corruption de ce milieu est un secret de polichinelle. Il y a un mois, l’hebdomadaire Marianne expliquait comment et surtout pour combien de millions d’euros de gentils sportifs et d’aimables amis du sport avaient été encouragés à plaider la cause du Qatar qui, effectivement, organisera la coupe du monde de football en 2022.

Puis nous avons appris que les dirigeants du Comité national olympique français ont reçu de la firme allemande BMW une trentaine de belles et confortables voitures – entrée de gamme à 41 300 euros – pour leurs déplacements. Nous ne doutons pas de l’honnêteté des dirigeants du Comité national olympique, qui restitueront certainement les véhicules après usage, mais il se trouve que deux d’entre eux ont été encore plus honnêtes que les autres et ont refusé le « prêt ».

Il ne faudra pas moins d’une révolution, ô amis tunisiens, pour nettoyer les écuries du sport.

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Article publié dans le numéro 984 de « Royaliste » – 2011