Présentée comme indispensable et même salutaire, la réforme des retraites adoptée à l’automne dernier devrait se traduire par une économie de 20 milliards sur 10 ans.

En une seule nuit, les députés sarkozystes et les députés socialistes ont voté une aide de 17 milliards destinée à ce qu’on appelle le plan de sauvetage de la Grèce.

Nicolas Dupont-Aignan a raison de comparer les deux chiffres. Il se vérifie qu’on n’a pas réformé les retraites pour une raison financière mais pour rassurer les spéculateurs et les agences de notation : il y a toujours de l’argent dans les caisses quand il s’agit de sauver les banques – au lieu de les nationaliser.

Les coûteux plans de sauvetage de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, demain de l’Espagne et de l’Italie, n’ont pas d’autre objectifs que de prolonger de quelques mois l’agonie de la zone euro et de sauver un système bancaire complètement gangrené.

Cette tentative désespérée, menée par déflation imbécile et meurtrière, sera poursuivie en sacrifiant s’il le faut jusqu’au dernier Grec. Les autres peuples sont en sursis. Nous compris !

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Article publié dans le numéro 995 de « Royaliste » – 2011