La peur a changé de camp. Depuis le 1er décembre dernier, jour de grande émeute aux Champs Elysées, Emmanuel Macron, ses ministres, ses affidés et ses soutiens médiatico-financiers redoutent l’explosion locale puis généralisée. Ils avaient peur avant le sommet de Biarritz, où ils avaient rassemblé la quasi-totalité des forces de maintien de l’ordre. Ils avaient peur avant la première journée du patrimoine, le 21 septembre, et ils avaient massé à Paris 7 600 policiers, gendarmes et CRS.

Entre temps, Emmanuel Macron a tenté des opérations de diversion. D’abord le « grand débat » qui n’a pas empêché la reprise de la politique anti-sociale. Puis, le 16 septembre, la relance du « débat  sur l’immigration » où l’on a vu le chef du « bloc bourgeois » jouer à l’anti-bourgeois pour faire oublier la politique d’appauvrissement des classes moyennes et populaires.

Rien n’y fait. De nouvelles manifestations s’annoncent, face auxquelles le gouvernement n’a qu’une seule réponse : la répression brutale, qui fait grandir la colère. Nul ne sait si l’explosion sociale généralisée aura lieu dans les prochaines semaines. Mais il est certain que l’Elysée et Matignon ont perdu la maîtrise de leur agenda.

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Article publier dans le numéro 1173 de « Royaliste » – Septembre 2019