Dirigeant de la Confédération paysanne José Bové a été condamné en février à purger une peine de dix mois de prison pour la destruction de plants transgéniques.

Nous demandons la grâce de José Bové. Nous la demandons d’autant plus spontanément que nous n’avons pas participé ses actions contre Mc Donald et contre les OGM.

Nous ne contestons pas la décision des juges, dans leur application rigoureuse des lois. Mais nous estimons, comme tant d’autres, que l’application de cette sanction constituerait une injustice. Depuis dix ans, à l’appel d’organisations syndicales proches de la droite en général et de Jacques Chirac en particulier, des agriculteurs militants ont frappé et blessé des policiers, incendié des camions et brûlé des marchandises, saccagé des locaux, détruit du matériel ferroviaire…

La liste des délits commis est impressionnante. Le coût pour la collectivité est considérable. Les actions violentes ont été menées devant les caméras et les photographes, les manifestants agissant à visage découverts. Ils n’ont pas été sanctionnés alors que leurs actes étaient beaucoup plus graves que ceux commis par José Bové et ses camarades. De hautes considérations politiques expliquent sans doute cette mansuétude immédiate. José Bové a affronté ses juges et a connu la prison. Nous demandons au président de la République qu’il soit gracié.

Yvan AUMONT

 

Article publié dans le numéro 812 de « Royaliste » – 17 mars 2003