Pur produit du marché dérégulé de l’énergie, le groupe américain Enron a fait faillite à l’automne dernier, victime de sa démesure et de spéculations à tout va.

Les Américains n’ont pas finit de subir les conséquences de cette catastrophe industrielle et financière. D’abord parce que la campagne électorale de George W. Bush a été financée par le patron d’Enron. Ensuite et surtout parce que les salariés du groupe et certains fonds de pension ont perdu des milliards de dollars lors de la chute vertigineuse des actions du groupe. Comme beaucoup de fonds de pension avaient misé sur les actions du secteur de la défunte « nouvelle économie », d’innombrables retraités américains sont ruinés ou se préparent à vivre des années difficiles lorsqu’ils ne pourront plus travailler.

Ces informations sont consternantes. Nous aimerions connaître les commentaires des experts qui se sont déclarés partisans des fonds de pension. Et nous souhaiterions que les hommes politiques et les groupes qui ont pris plus ou moins explicitement position pour les retraites par capitalisation fassent savoir aux citoyens s’ils maintiennent, ou non, ce point de leur programme.

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Article publié dans le numéro 786 de « Royaliste – 2002