Peut-on faire pire que Jean-Claude Trichet, incarnation maléfique de la Banque centrale européenne ?

Nous pensions que non.

Sa religion de la monnaie forte est la principale cause de la faible croissance dans la zone euro et de la pression sur les salaires. Sa malfaisance est prouvée, les citoyens français (entre autres européens) ont majoritairement rejeté cette pratique, mais les trichettins s’obstinent dans leur imbécillité meurtrière. Telle est la pire des politiques, rigoureusement antidémocratique.

Pourtant, la Commission européenne vient de démontrer qu’elle pouvait faire pire que le pire : elle souhaite que la baisse des salaires devienne un objectif de l’Union. C’est ce « choc salarial » qui créerait les conditions de la croissance !

Raisonnement démentiel. La décroissance est provoquée par l’euro fort et par de trop bas salaires, qui freinent la demande ; or on va comprimer volontairement la masse salariale, ce qui aura pour effet de réduire encore la demande et d’empêcher toute croissance.

Il faut dénoncer la folle logique de déflation. Mais aussi avertir les commissaires européens : s’ils font mine d’écraser les peuples, ils auront de la haine en retour.

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Article publié dans le numéro 867 de « Royaliste » – 2005