Lorsqu’un membre du personnel de l’Education nationale est agressé, les médias enquêtent et dénoncent à juste titre les violences subies.

Mais pour que l’information soit complète, il faudrait que les autres agressions et les accidents du travail soient également dénoncés.

Tel n’est pas le cas. Le jeudi 4 mai, en Dordogne, un contrôleur du travail a été insulté et menacé de mort par un entrepreneur et son fils – sans immédiate réaction médiatique.

De même, les spécialistes de la compassion n’ont pas jugé bon d’attendrir leur public avec la mort tragique d’un ouvrier du bâtiment, tombé d’une passerelle à huit mètres du sol sur un chantier de la Côte d’Azur, le 1er avril dernier. L’homme, un immigré tunisien, était âgé de 72 ans ! Il était pourtant contraint d’accepter tous les risques que ses employeurs lui faisaient prendre, dans l’illégalité. Nul n’ignore que les inspecteurs du travail sont trop peu nombreux pour faire respect le droit en tous lieux.

N’oublions pas cet incident et cet accident, significatifs d’une violence dont les médias et la « gouvernance » ne veulent pas entendre parler.

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Article publié dans le numéro 882 de « Royaliste » – 2006