Hubert Germain, le dernier des Compagnons de la Libération, repose désormais dans la crypte du Mont Valérien. Rien ne s’efface, pourtant, ni ne s’effacera.

Leur mémoire est et restera vivante. Il y a les rues, les places qui portent leur nom – et les communes, les régiments, les bâtiments de la Marine, les groupes de chasse et de bombardement qui sont, collectivement, Compagnons de la Libération.

Les historiens, en notre siècle et dans ceux à venir, diront de multiples manières ce qu’ils furent et ce que fut la Résistance – comment des Français de toutes conditions engagèrent une lutte de libération nationale qui était, indissolublement, un combat pour la civilisation face à l’entreprise la plus radicalement nihiliste de toute l’histoire.

Aux Compagnons de la Libération, à leurs frères d’armes, au général de Gaulle qui incarnait la légitimité nationale, nous devons la victoire au terme d’un effort inouï et d’extrêmes sacrifices. La page d’histoire qu’ils ont écrite n’appelle pas les mots de l’admiration et des commentaires de plus en plus distants mais des actes qui nous inscrivent et nous inscriront dans la longue chaîne de la transmission d’une mémoire sacrée, de lieux sacrés et de paroles sacrées qui marquent les moments inoubliables d’une histoire exemplaire.

La France combattante de Bir-Hakeim, de Normandie-Niemen, du Vercors, de l’insurrection parisienne, ne cessera de nous transmettre la force et l’espérance, pour le toujours même service de la patrie.

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Article publié dans le numéro 1220 de « Royaliste » – 7 novembre 2021