Les innombrables victimes du tremblement de terre qui a ravagé Port-au-Prince ne doivent pas être oubliées après le départ des médias, au prétexte que de l’argent a été envoyé et que les organisations humanitaires s’occupent de la suite des opérations de secours.

Bien des capitales et bien des villes, en Europe, aux Amériques et en Asie, sont menacées de destruction et la rupture de barrages menacent d’innombrables ruraux. Les pays riches ont adopté des règles antisismiques rigoureuses mais, dans les pays pauvres, les normes sont inexistantes ou formelles.

On ne doit accepter plus longtemps cet état de fait et gémir quand la catastrophe se produit. La coopération internationale s’impose et l’aide à la construction de bâtiments et de barrages à toute épreuve est d’une extrême urgence. Mais ce seront les Etats qui feront voter les lois et les règlements antisismiques et qui mobiliseront les organes de contrôle de la bonne exécution des décisions. Mondialisation de la lutte, grâce aux Etats nationaux.

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Article publié dans le numéro 962 de « Royaliste » – 2010