La Russie entre dans une période électorale, scandée par des élections législatives en décembre prochain et par l’élection présidentielle qui aura lieu en mars 2004.

C’est dans cette perspective que Le Figaro et Le Monde ont déclenché un feu nourri contre Vladimir Poutine. Ces deux quotidiens ont tout à fait le droit de mener des campagnes internationales de propagande et de déstabilisation. Ce sont les moyens employés qui suscitent des interrogations.

Le 28 avril, le correspondant du Figaro à Moscou ouvre son papier par des déclarations de Boris Berezovski accusant le pouvoir russe d’avoir fait assassiner le député Serguei Iouchenkov. Le lendemain, Le Monde publie un entretien avec le même Berezovski qui n’accuse pas Vladimir Poutine d’être « directement » responsable de l’assassinat du député libéral mais qui fait porter au président russe une « responsabilité morale ».

Aucune preuve n’étant présentée à l’appui de ces accusations, il est clair que les deux quotidiens français ont relayé une diffamation. Le fait est d’autant plus grave que Boris Berezovski est un affairiste qui a bâti sa fortune sur le pillage de la Russie à l’époque Elstine.

Pas dégoûtés, nos confrères.

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Article publié dans le numéro 816 de « Royaliste » – 2003