Le nationalisme ethnolinguistique est en tous lieux une régression, parfois meurtrière. La Belgique reste en paix, mais l’extrémisme flamand incite à des comportements fanatiques qui se sont récemment manifestés à Bruxelles.

A la suite de plaintes d’usagers et de parlementaires, la société en charge du métro (STIB) a décidé de renoncer à la diffusion de chansons françaises et néerlandaises : le bilinguisme oblige à une stricte égalité, or les chanteurs néerlandophones ne sont pas assez nombreux.

Résultat : c’est la musique anglophone qui prédomine, les Espagnols et les Italiens se partageant le reste. Le STIB précise toutefois que les artistes francophones pourront être diffusés si leurs chansons sont interprétées en anglais !

Brassens en anglais ? Le grand Georges en aurait fait une chanson…

Jacques Brel, francophone de Flandre, censuré dans sa ville natale ? On veut interdire les chansons en  français, on exclut un poète de renommée universelle.

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Article publié dans le numéro 993 de « Royaliste » – 2011