L’Europe sociale avance. C’est ce qu’affirmait Elisabeth Guigou au lendemain du sommet de Nice. Preuve ? Les Quinze ont adopté un « agenda social ».

C’est prendre les citoyens pour des imbéciles.

L’année 2000 s’était terminée par la légalisation du travail de nuit pour les femmes, suite au diktat d’un organisme européen : écrasante régression, rendue effective par la piteuse reculade du gouvernement français et par l’absence de mobilisation syndicale.

L’année 2001 commence très mal pour 440 000 fonctionnaires, qui voient leur complément de retraite diminuer de 16%. Cette mesure antisociale est imputable à Bruxelles qui impose aux mutuelles de nouvelles règles, plus rigoureuses, de gestion financière.

Etrange rigueur, qui contraste avec le laxisme et la corruption qui règnent dans l’Union européenne, et singulièrement dans la bureaucratie bruxelloise. Lorsque les gouvernements se plient aux préceptes ultralibéraux, lorsque les groupes de pression financiers dictent leur loi, il ne peut y avoir de politique sociale, ni même d’ »agenda » – mais seulement des régressions historiques et de violentes restrictions.

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Article du publié dans le numéro 763 de « Royaliste » – 6 janvier 2001