Roger Pannequin est mort, le 13 octobre dernier. Il nous honorait de son amitié. Nous l’avions reçu, pour diverses réunions à Paris et en province, avec un immense respect.

Instituteur dans le Pas-de-Calais dans les dernières années de la 3ème République, ce militant des Jeunesses socialistes, fait prisonnier en 1940 et vite évadé, était entré en résistance au côté des communistes pour lutter contre les Allemands dans la zone rattachée à la Belgique. Organisateur de la grande grève des mineurs de 1941, devenu responsable des FTP du Nord, deux fois arrêté, il fut jusqu’à la fin de la guerre un magnifique combattant.

Entré au Parti communiste en 1945, Roger Pannequin devint membre du Comité Central avant d’en être exclu comme son ami Auguste Lecoeur en 1954. Il reprit son métier d’instituteur, qu’il aimait passionnément.

Nous avions rencontré Roger Pannequin lors de la parution de son premier livre et nous avions immédiatement sympathisé. Il avait volontiers accepté de rencontrer le défunt comte de Paris. La conversation chaleureuse entre ce marxiste toujours convaincu et le chef de la Maison de France constitue pour moi un émouvant souvenir. Plus tard, Roger Pannequin voulut bien nous dire combien cette rencontre l’avait marqué.

Il importe que ceux qui ne l’ont pas connu lisent ses livres, récemment réédités (1). Gardons fidèlement la mémoire de ce patriote exemplaire.

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(1) Roger Pannequin Ami si tu tombes ; et Adieu camarades.

 

Article publié dans le numéro 780 de « Royaliste » – 28 octobre 2001