Ancien PDG de Carrefour, Daniel Bernard a été viré en février dernier pour incompétence.

Les salariés du groupe ont appris avec colère que ce gestionnaire calamiteux toucherait une « retraite-chapeau » de 29 millions d’euros, à laquelle s’ajoutent le versement de trois ans de salaire, soit 9,8 millions d’euros. Ce qui lui fait un total de 38,8 millions d’euros.

Les salariés français, qui entendent le patronat affirmer qu’il n’y a pas d’argent pour des augmentations, peuvent une fois de plus constater que la classe dirigeante excelle dans la répartition en circuit fermé des fruits du travail de l’ensemble des employés. Ils savent désormais que, dans les hautes sphères, l’incapacité est elle aussi récompensée par la distribution de primes mirifiques.

Malgré l’ampleur du scandale, le ministre des Finances n’interdira pas le système de la  « retraite-chapeau » : il se contentera de le soumettre, par voie législative, à l’appréciation des assemblées d’actionnaires.

Cette complaisance à l’égard du capitalisme rentier sera un jour ou l’autre comptée aux membres de ce gouvernement.

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Article publié dans le numéro 859 de « Royaliste » – 2005