Sur la scène médiatique, il y a les gentils et les méchants.

Au premier rang des gentils, les organisations humanitaires. Parmi les méchants, certains pays et certains dictateurs : par exemple, la junte birmane qui refuse méchamment l’aide que les ONG et le bon docteur Kouchner – entre autres – veulent apporter aux populations durement frappées par le cyclone Nargis. Indignation et compassion peuvent alors se diffuser à grande échelle.

Hélas, la noirceur des militaires birmans ne fait pas ressortir la pureté des intentions humanitaires.

S’en souvient-on ? L’Inde, la plus grande démocratie du monde, avait refusé tout net l’aide d’urgence lorsque sa côte sud fut dévastée par le tsunami de janvier 2005. Sri Lanka fut à la fois victime du raz-de-marée, du désordre et des dégâts provoqués par des organisations opérant cyniquement sur le marché mondial de la misère.

Ce lourd passé conduira les Etats à contrôler étroitement l’aide privée et à réorganiser toute la politique d’assistance internationale aux pays frappés par des catastrophes.

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Article publié dans le numéro 927 de « Royaliste » – 2008