Jacques Chirac ne cesse de répéter que la guerre est « la pire des solutions ». Jean-Pierre Raffarin souligne qu’elle est la « dernière extrémité ». Ils ont raison. Et la France, telle qu’elle s’exprime par la voix de Dominique de Villepin, n’est pas seule face à la volonté belliqueuse du gouvernement des Etats-Unis. Nous sommes sur la même ligne que l’Allemagne, la Russie et la Chine partagent notre point de vue.

A une forte majorité, les peuples d’Europe réprouvent la guerre annoncée par les dirigeants américains – eux-mêmes confrontés à une opposition populaire qui prend de l’ampleur.

Gouvernants et simples citoyens savent que la production soudaine de preuves sur le danger des armements irakiens relèverait de la fabrication ou de la manipulation de documents.

Il faut donc que chacun joue son rôle, selon sa situation et ses possibilités. Les dirigeants français doivent décider l’utilisation de leur droit de veto au Conseil de sécurité. Les citoyens hostiles à une guerre préventive contre l’Irak doivent manifester massivement leur opposition à M. Bush. Tous dans la rue le 15 février !

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Article publié dans le numéro 809 de « Royaliste » – 2003