Tandis que la crise du marché hypothécaire américain continue de faire sentir ses effets redoutables et ralentit notre très faible croissance, la Banque centrale européenne s’obstine, par la voix de Jean-Claude Trichet, dans sa stratégie de l’euro fort.

Nous savons que cette obstination pénalise des secteurs industriels décisifs pour notre pays.  Même Le Monde a récemment souligné que « Quand l’euro s’apprécie de dix centimes face au dollar, Airbus perd 1milliard d’euros ». Or l’euro ne cesse de monter…

Nicolas Sarkozy est dans son rôle lorsqu’il demande, timidement, que l’on puisse discuter de la politique monétaire en zone euro.

Mais l’heure n’est plus aux discours. Il faut agir, et vite. Même si certains pays membres de la zone euro s’accommodent d’une situation qui est pour nous insupportable. Autrement dit, il ne faut pas hésiter à ouvrir une crise majeure qui permettra, à terme, de changer les statuts de la BCE.

Nicolas Sarkozy se présente comme un homme d’action, adepte de la rapidité et des franches ruptures. Il doit immédiatement en apporter la preuve dans le domaine monétaire. Sinon il apparaîtra comme un activiste bavard et sera discrédité.

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Article publié dans le numéro 910 de « Royaliste » – 2007